Après Jean, Pierre Sarkozy: le népotisme continue

Un conseiller de l'Elysée a contacté la Société civile des producteurs phonographiques après un refus d'aide à une société de production musicale dont Pierre Sarkozy, fils du président, est un associé, a indiqué dimanche la SCPP, démentant toute demande de "traitement de faveur". La SCPP, qui réunit des producteurs indépendants et des sociétés comme Sony, Universal ou BGM, a refusé en octobre une demande d'aide à la création phonographique émanant de Minds Corporation, comme elle le fait pour tous les non-membres, précise-t-elle dans un communiqué publié après une information du site Electronlibre.info. Pierre Sarkozy, associé de Minds Corporation, qui déposait son "premier dossier", a contacté la SCPP pour "comprendre" ce rejet mais n'a pas eu de réponse immédiate, la personne en charge des aides n'ayant pas le temps, vu qu'on refuse 30 à 40 dossiers par mois. Alors, à l'ELysée, Eric Garandeau, conseiller culture et communication de Nicolas Sarkozy, a contacté M. Guez "pour savoir pourquoi le dossier avait été refusé, mais sans me donner le nom de Pierre Sarkozy dont je ne connaissais pas le lien avec la société", a souligné M. Guez, directeur général de la SCPP. Le responsable de la SCPP s'est renseigné auprès de la commission attribuant les aides - sur laquelle il précise n'avoir "aucun pouvoir de décision". Elle a répondu que la société avait été refusée car non-membre. La SCPP a "recommandé" à Minds d'adhérer, ce qui devrait "vraisemblablement" lui permettre de recevoir une aide, ajoute le communiqué. Contacté par l'AFP, M. Garandeau a souligné qu'à "aucun moment, l'Elysée n'a demandé une décision dans un sens ou dans un autre". Le fils aîné du président s'étant tourné vers lui, "j'ai fait comme pour les autres", a déclaré M. Garandeau. "Mais comme c'était Pierre Sarkozy, j'ai pris deux précautions: j'ai mentionné par oral et écrit que l'Elysée ne demandait aucun traitement de faveur et je n'ai pas cité le nom de Pierre Sarkozy". Cet épisode intervient après que les ambitions du fils cadet du président, Jean Sarkozy, à La Défense eurent suscité une violente polémique.


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